À mes heurs retrouvés (blog d'avant), Côté lecture

L’amour après. Marceline Loridan-Ivens.

Cécité.
Le présent est flou.
Le passé ressurgit.
Nécessité.
De dire, d’écrire…

L’amour après
L’amour enfoui, réuni dans une valise.
L’ouvrir, s’ouvrir aux souvenirs.
Souvenirs d’amours perdues dans ces lettres gardées.

Marceline Loridan-Ivens a aimé.
En retour, elle a été aimé. Ô combien !
L’amour après
Aimer et s’aimer après… l’enfer.
Séduire. Tenter. Résister. Fuir.
Difficile d’aimer et de s’aimer après…

L’émotion dans chaque page, palpable.
Mes quelques larmes lors des retrouvailles entre Marceline Loridan-Ivens et Simone Veil.

Son grand amour. Joris Ivens.
Tendres souvenirs… toujours présents.

L’amour après
Nécessité. De le lire.
Ce passé, ne pas l’enfouir.
Notre présent que l’on voit flou.
Cécité.

Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon : une écriture addictive. L’envie de les lire encore et encore. Impossible. Les relire, alors.

L’amour après
Grasset & Fasquelle, 2018. 162 pages.
Fiche du livre sur grasset.fr

Marceline Loridan-Ivens, née en 1928, déportée à Auschwitz-Birkenau avec son père, a été actrice, scénariste, réalisatrice. On lui doit notamment « La petite prairie aux bouleaux », avec Anouk Aimée (2003), de nombreux documentaires avec Joris Ivens, et Ma vie balagan (Robert Laffont, 2008). Elle a passé sa vie à témoigner de l’horreur, de l’injustice, et de la violence. Marceline Loridan-Ivens est décédée en septembre 2018, à l’âge de 90 ans.

Lire aussi : Et tu n’es pas revenu (Grasset, 2015)