À mes heurs retrouvés (blog d'avant), Côté lecture

Soie. Alessandro Baricco.

Une lecture… un brin décevante.
L’histoire de la soie devient toile de fond au fil du texte quand apparaît l’amour – dommage, selon moi –, aucun attachement à l’un des personnages… la distance se crée entre Soie et moi. Je resterai, donc, imperméable à ce roman. Le style dépouillé d’Alessandro Baricco m’amènera malgré tout au bout des 144 pages.

Si Soie reste particulier à mes yeux, c’est grâce à Émilie, ma binôme dans le cadre du défi Au fil des saisons et des pages. Une lecture partagée. Ma première lecture commune fidèle à l’idée que je me fais de lire à deux.

Notre découpage du roman en trois parties (du chapitre 1 au 21, du 22 au 44 et du 45 à la fin) a contribué, me semble-t-il, à des échanges hebdomadaires profonds sur le roman : la forme, le fond avec les personnages, l’intrigue, etc.

De mon côté, j’apportais plus d’attentions à l’histoire et m’attardais plus qu’à l’accoutumée à la psychologie des personnages ; j’avais un autre regard…

Celui d’Émilie, emilielettres sur Babelio, est à découvrir ici.

Une expérience passionnante et enrichissante. Une expérience inoubliable. Bientôt renouvelée avec Hurlevent d’Emily Brontë.

Soie
Traduit de l’italien par François Brun.
Folio (n°3570), 2002. 144 pages.

Écrivain et musicologue, Alessandro Baricco est né à Turin en 1958. Dès 1995, il a été distingué par le prix Médicis étranger pour son premier roman, Châteaux de la colère. Avec Soie, il s’est imposé comme l’un des grands écrivains de la nouvelle génération. Il collabore au quotidien La Repubblica et enseigne à la Scuola Holden, une école sur les techniques de la narration qu’il a fondé en 1994 avec des amis. (source : p. 7 du livre)