À mes heurs retrouvés (blog d'avant), Côté lecture

Ce qui reste de nos vies. Zeruya Shalev.

… d’une qualité littéraire ! J’en suis émerveillée, éblouie. Je me délecte et déguste chaque mot. Mes papilles s’éveillent tel un pétillement, où les petites touches d’émerveillement s’envolent jusqu’à mon esprit et mes yeux… s’écarquillent avec bonheur, écrivais-je mercredi dernier, en pleine lecture de Ce qui reste de nos vies.
Et à présent, livre refermé, je reste enveloppée par cette beauté et par la douceur du roman de Zeruya Shalev. J’explore, j’effleure chacune de mes pensées et tente de saisir la plus fidèle à mes émotions encore visibles et vulnérables, j’hésite parmi des fragments de phrases maladroites mais n’en saisis aucun, ils s’envolent telle l’âme de Hemda.
Je reste silencieuse et garde le merveilleux, pourquoi l’extraire de moi ?
En larmes, j’ai laissé les enfants de Hemda, Dina et Avner, à ce qui reste de leurs vies, mais avec certitude, je retrouverai l’écriture de Zeruya Shalev.

Ce qui reste de nos vies
Traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz. Collection Du monde entier, Gallimard. 2014. 432 pages.
Titre original : Shéérit ha-khayim.

Née en 1959 dans un kibboutz en Galilée, Zeruya Shalev a fait des études bibliques. Ses livres, dont Vie amoureuse, Mari et femme et Thèra (Éditions Gallimard, 2000, 2002 et 2007) sont des best-sellers en Israël et dans de nombreux pays européens. Mariée, mère de trois enfants, elle vit et travaille à Jérusalem. (source : quatrième de couverture)