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Si on parlait de… mes « livres doudous »

Si on parlait de…
Ou le rendez-vous du deuxième dimanche de chaque mois La tête dans les livres

On discute « de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son point de vue en toute simplicité. »

©La tête dans les livres

Mes « livres doudous »
En tant qu’ancienne blogueuse, j’ai souvent croisé ce terme, mais je n’ai jamais pu le faire mien.
Je ne possède, me semble-t-il, aucun « livre doudou » bien que Les histoires de Rosalie de Michel Vinaver – mon tout premier roman lu (seule) vers mes neuf ans et demi – soit toujours dans ma bibliothèque, ma séparation récente avec certains de mes livres doit, je pense, contribuer à cette absence et selon moi ce terme concerne plus les livres lus et relus (n’est-ce pas ?)… Or, chez moi ils sont rares.

Pas de « livres doudous » mais des écrivains doudous !

C’est venu sur le tard – si je ne tiens pas compte de Patrick Cauvin – avec la sortie au format poche d’un Delerm (Philippe, le père), Les amoureux de l’Hôtel de Ville : une lecture passionnante où l’on retrouve le Paris noir et blanc des années 50 par le biais de photographies du mouvement humaniste. D’où la célèbre photo du Baiser de Robert Doisneau en couverture du livre.
Cette même année, je fais la connaissance du fils Delerm, Vincent avec son album et sa célèbre Fanny Ardant et moi. Toutefois, ils rentreront dans mon univers littéraire et musical dix ans après, en 2012 et 2013. Et quelques années plus tard, je découvre  avec surprise un livre-cassette de mon enfance dont les illustrations sont signées Martine Delerm, la mère.

Comme « livre doudou » chez les Delerm, je retiens Les amoureux de l’Hôtel de Ville, Écrire est une enfance – l’autobiographie de Philippe –, Fragiles – un album écrit par Philippe et illustré par Martine et le triptyque de Vincent L’été sans fin, C’est un lieu qui existe encore, Songwriting.

L’été 2013, Marguerite Duras me séduit avec L’amour. Une rencontre indescriptible et surtout inoubliable. Je tombe sous le charme de son écriture où j’aime la deviner et cherche à la comprendre. J’aime ses mots, mais aussi ses silences, ses ellipses, ses entre-les-lignes. (Peut-être que je l’aime…)
La maladie de la mort ! Son meilleur roman selon moi et pour l’instant : je n’ai pas encore lu toute son œuvre.

Que connaissent-ils d’eux ? La première gorgée de bière et L’amant. Je n’ai pas lu le premier, quant au deuxième… Pour découvrir Duras, je conseillerais un autre livre. Et je m’éloigne du sujet…

J’y reviens.
Si un « livre doudou » correspond à un coup de cœur ou à une lecture inoubliable alors sans hésitations, je cite Jane Eyre de Charlotte Brontë, Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval, S’émerveiller de Belinda Cannone, La peste d’Albert Camus, Gabriële de Anne et Claire Berest, Mina Loy, éperdument de Mathieu Terence et d’autres viendront s’ajouter à ceux-ci. Aurais-je cité mes « livres doudous » ? Peut-être.

Mais oui ! Après avoir regardé une vidéo de Margaud Liseuse sur ce thème, c’est bien ça : des livres inoubliables et inséparables de mes étagères. J’ai parcouru la liste de mes lectures achevées et j’ai envie d’ajouter : Petit éloge de la rupture de Brina Svit, Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer et La bicyclette bleue de Régine Deforges, mais aussi ceux de Sœur Emmanuelle Chiffonnière avec chiffonniers et Yalla, en avant les jeunes ! Ils ont plus ou moins marqué ma vie de lectrice.

Et je sais déjà que d’autres m’attendent…