À mes heurs retrouvés (blog d'avant), Côté lecture

L’amant. Marguerite Duras.

Et si les mots me manquaient…

L’amant : lu en entier, malgré ma difficulté à retrouver le style particulier de Duras, présent dans d’autres de ses livres. À lire, certes, mais il n’est, selon moi, pas le meilleur Marguerite Duras. Dans les dernières pages, je l’ai retrouvée. Heureusement.

Quelques phrases, quelques paragraphes sont d’une puissance… D’une provocation, parfois… Il y a la souffrance, la douleur, la noirceur qui se fondent dans le paysage de l’Indochine, une évasion, il y a aussi les émotions et les sensations du premier émoi, de la première fois. Une douceur plane, elle se veut comme un voile, tel un souffle. Tout cela est éphémère, on le sait, elle nous l’écrit, elle le dit à son amant, mais tout cela resta encré et ancré en elle.

Si elle n’oublie pas, n’oubliera pas L’amant, je n’oublie pas, ne l’oublie pas, Marguerite Duras.

Les mots me manquent un peu, puisque l’émotion fut peu au rendez-vous à ma lecture.